Procédure d’envol des avions d’Orly face à l’Est

augmentant nettement les altitudes de survol

pour les décollages et les atterrissages

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Constat

Les habitants de nombreuses communes du Val-d’Yerres et du Val-de-Seine sont gênés depuis de nombreuses années par les avions décollant d’Orly face à l’Est et survolant leurs maisons à des altitudes réduites.

De plus les habitants de nombreuses communes du Sud-Essonne (Etampes, Cerny …) subissent des nuisances importantes, sonores et pollutions, liées au survol à basse altitude des avions à l’atterrissage vers Orly.

AA PRISALT Photo avion 2

Pourquoi de telles nuisances ?

Pour les avions au décollage face à l’Est :

  • Les trajectoires et limites réglementaires de vitesse sont rarement respectées.
  • Les contrôleurs aériens accordent souvent des « directes », alors que l’avion se trouve encore à basse altitude (3 à 4000 pieds soit env. 1000 m)
  • Conséquence : le pilote réduit son taux de montée et privilégie la prise de vitesse.
  • L’avion survole alors les habitations à des altitudes trop basses, générant des nuisances – sonores et pollution – pour les riverains.

Pour les avions en phase d’atterrissage en provenance du Sud et de l’Est :

  • Les trajectoires d’approche se situent toujours en-dessous des trajectoires d’envol
  • Les altitudes à l’envol étant trop basses, les avions à l’approche doivent fortement réduire leur altitude, et ne peuvent pratiquer la « descente continue » (à régime moteur réduit) recommandée par le Grenelle de l’Environnement.
  • Avant d’atteindre l’aéroport, les avions sont contraints de marquer des paliers, et pour cela d’augmenter le régime moteur à basse altitude (de l’ordre de 3-4000 pieds soit env.1000 m), générant des nuisances sonores importantes pour les habitants survolés.

La solution « PRISALT »AA PRISALT logo

Formulée par l’ancien pilote de ligne et expert aéronautique Jean SERRAT, elle vise à renverser l’ordre des priorités d’envol en privilégiant la Prise d’Altitude à la prise de vitesse.

Cet expert s’est basé pour cela sur ce qui se pratique déjà de façon contraignante sur de nombreux aéroports du monde entier, voire en France comme à Bâle-Mulhouse.

La procédure d’envol PRISALT peut être résumée comme suit :

  • Limiter réglementairement la vitesse de l’avion jusqu’à un plafond de 10000 pieds (env. 3000 m) : cela favorise la prise d’altitude, sans changer le régime des réacteurs.
  • Interdire toutes « directes » par le contrôle aérien en-dessous de ce plafond, sauf impératif de sécurité.
  • Inciter à l’octroi de « directes » à partir du plafond, afin de disperser les trajectoires en moyenne altitude et éviter la concentration des vols sur des zones « sacrifiées ».
graphe-comparaison-profils-montc3a9e-22.jpgDes tests en situation réelle

Avec d’aval de la DGAC et l’aimable collaboration de compagnies aériennes, plusieurs essais de décollage PRISALT en réel ont permis de comparer des profils d’envol similaires (mêmes avions, masses comparables au décollage …) entre la procédure PRISALT et la procédure habituelle : ci-dessous 2 graphiques comparatifs pour des A320 (graphiques actualisés)compar-zi257-avec-et-sans-e1530195757400.jpg

compar-zi231-avec-et-zi257-sans-e1530194556240.jpg

On constate que par rapport à la procédure habituelle, avec la procédure PRISALT :

  • les avions peuvent gagner plus rapidement de l’altitude dès la phase initiale,
  • le gain d’altitude constaté est très significatif : de l’ordre de 2000 à 3000 pieds (600 à 900 m) selon les cas, au-dessus de Brie-Cte-Robert et Combs-la Ville, ce gain pouvant encore augmenter au-delà sur le parcours d’envol.
Avantages pour les décollages
  • Aucun accroissement des nuisances au voisinage de l’aéroport
  • Une réduction plus rapide du bruit ressenti au sol
  • Une moindre pollution : diminution de la consommation de carburant (liée à la décroissance de densité de l’air avec l’altitude), et meilleure dispersion des gaz de combustion en altitude.
  • Une économie de carburant pour les Compagnies Aériennes
Avantages pour les atterrissages

En favorisant un net gain d’altitude au décollage, la procédure PRISALT permet aux avions qui atterrissent de rester « plus haut, plus longtemps » et favorise la procédure de « descente continue » à régime moteur réduit.

D’où une réduction significative des nuisances sonores et pollutions sur le Sud-Essonne.

Une procédure généralisable

Les nuisances aériennes ne se limitant pas à l’aéroport d’Orly, la procédure PRISALT, simple et efficace, devrait même pouvoir être généralisée à l’ensemble des aéroports du territoire français.

 

AA PRISALT encadré soutiens

Vous aussi, soutenez la procédure PRISALT, et aidez-nous à convaincre la DGAC de l’appliquer rapidement à Orly et sur tous les aéroports, afin de réduire les nuisances aériennes que subissent des centaines de milliers de français.

 

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